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Nouvelles de Barcelone; 4 interviews et 2 keynotes plus tard…

 

... Et beaucoup plus encore.
(juste pour être clair, j’ai donné des interviews à des journalistes et certainement pas des keynotes !) .

ATTENTION: ceci est un long post - Procurez-vous une tasse de thé , des biscuits au beurre et fermez votre messagerie!

Les deux keynotes que j’ai suivi étaient celles des poids lourds de VMware, Pat Gelsinger , CEO et Carl Eschenbach, président et COO . J'admire vraiment l'humilité de VMware à résister à la tentation d'épater la galerie étant donné leur domination en parts de marché en matière de virtualisation. Ils se concentrent vraiment sur tout ce qu'ils font pour les clients.

Leur approche est discrète - notamment en raison d'un auditoire captif , mais apparemment « captivé » de 8500 personnes - et les keynotes étaient vraiment adaptées. Les deux orateurs sont extrêmement compétents et maîtrisent aussi bien le contenu que la façon de le délivrer. Bien sûr, ils ont été soutenus sur scène par des clients , des partenaires et des exécutifs techniques de haut niveau de VMware. Pas de spectacle surfait empreint d’un excès d’égocentrisme. La scène était sobre et l’accès a été mis sur le contenu plutôt que sur les effets de manche.


Les thèmes majeurs restent en ligne avec ceux de l'an dernier, mais ils ont été beaucoup plus approfondis. IT as a Service ( ITaaS ) reste le thème le plus fondamental de tous, et avec ses sous-thèmes du Cloud, du End User Computing et du Software Defined Data Centers , il pourrait être considéré comme encore un exemple de leur stratégie de
domination du marché ( IMHO ) ; - ) sur lequel j'ai écrit précédemment.

Le titre du discours - « The Next Generation ot IT» - peut sembler grandiose et hyperbolique , mais la vision est crédible. Pat a déclaré que Gartner estimait que pour un DSI, seulement 30% de son budget était consacré à l'innovation. Selon leurs propres enquêtes auprès des clients VMware, pour les DSI qui ont investi dans leur technologie, ce chiffre s'élève à 40%. Et, comme Pat le souligne, l'objectif à court terme de VMware est de permettre aux clients d'implémenter des solutions orientées services pour élever le pourcentage d'innovation jusqu'à 50% . Déployer des applications à la « vitesse des transactions » comme une routine, n'importe où et dans n'importe quel paradigme architectural, devrait permettre l’augmentation de l'investissement en innovation.

Du côté du Cloud, IDC a récemment classé VMware n ° 1 pour la gestion du Cloud. vCenter Operations Suite a été améliorée (gestion des logs), et VHCS (VMware Hybrid Cloud Service) arrive rapidement à maturité. Gelsinger a annoncé la disponibilité générale du service en Europe.

End User Computing, est apparu comme un sujet très important pour VMWare. Notamment car Sanjay Poonen (récemment venu de SAP pour être le EVP et GM de l’End User Computing), est venu sur scène pour annoncer l'acquisition de Desktone. Desktone est le pionnier de Desktop- as-a -Service ( DaaS ). En ajoutant cette fonctionnalité à la suite EUC, qui a déjà une offre VDI intégré avec VMware View, il veut vraiment remettre l'accent sur ​​l'utilisateur final. Cette acquisition est un sujet que nous soutenons vivement chez NetApp. Desktone est un partenaire de NetApp très important et l'un des principaux CVD FlexPod. Gary Hocking, notre CTO pour notre activité de fournisseur d'accès, a écrit une excellente analyse et justification
ici. Je vous recommande sa lecture.

Et enfin, le troisième et peut-être le plus important thème (si jugé par le temps passé sur le sujet lors des deux keynotes ) reste celui du Software Defined Data Center ( SDDC ). L'objectif initial, était de définir « l'ultime système d'exploitation du centre de données », mais qui s’est transformé en une redéfinition du « data center ». Cela va au-delà des limites suggérées par le mot «centre» pour englober un éventail de méthodes de déploiement pour les infrastructures internes , le cloud privé , le cloud public et une combinaison des trois - le « cloud hybride». La mise en place d'un SDDC nécessite (dans le monde selon VMware …) la virtualisation de toutes les infrastructures. Rien ne doit rester en solutions physiques car rien ne doit être lié au matériel. Encapsulation et l'abstraction sont les maîtres mots . En plus de cela , tous les processus informatiques doivent être automatisés. Pour VMware, un SDDC établit la virtualisation de la puissance de calcul, du réseau et du stockage, ainsi que le remplacement des outils de gestion grâce à l'automatisation .

La virtualisation totale des serveurs n'est pas encore atteinte à 100 %. Il y a quelques applications tenaces qui résistent au traitement - ou peut-être que la résistance se trouve au niveau du DSI et de ses équipes. Probablement un peu les deux. Par exemple, les ERP et modules financiers prennent plus de temps à migrer vers le « tout virtualisé ». La virtualisation des applications critiques de l'entreprise (comme SAP ) reste une mission pour VMware, en collaboration avec ses partenaires tels que NetApp.

Les dernières versions de pointe de vSphere et vCloud Suite ont été annoncées à la fois en se focalisant sur des améliorations significatives dans des domaines tels que le nombre de cœurs CPU pris en charge, le nombre de machines virtuelles et le nombre de processeurs virtuels . Fondamentalement, plus vite et mieux (je ne peux pas dire que ce soit moins cher quand même) .

Ainsi, supposons que la virtualisation des serveurs soit " plus ou moins " terminée. Le sujet suivant dans la liste est le réseau, et il me semble que cette conférence a été l'annonce du lancement en EMEA de l’offre NSX de VMware. NSX est la technologie de virtualisation de réseau basée sur Nicira, dont VMware a fait l'acquisition en Juillet pour la somme élevée de 1,2 milliard de dollars . Software Defined Networking (SDN) sera une composante essentielle de SDDC . Les organisations sont aujourd'hui fortement dépendantes de leurs routeurs et les commutateurs. Bien que je ne travaille pas dans les réseaux je sais que ces éléments matériels sont lents à être mis à disposition, complexes et coûteux .

VMware vise à faire de cette couche ce qu'il a fait pour serveurs - essentiellement la simplifier et la réduire .

Comme Carl Eschenbach l’a déclaré dans son discours, 70% du trafic de paquets est de VM à VM et le pilotage du trafic réseau du switch à la VM et retour représente une très grosse surcharge. Intégrer cette fonctionnalité dans la machine virtuele permettra de réduire le trafic réseau de façon spectaculaire et bien sûr le coût . Le nombre de routeurs et commutateurs dans les entreprises va donc diminuer, et vous n’aurez pas besoin de sortir d’Oxford pour les gérer. C'est le but de NSX. Essentiellement, il est un «hyperviseur réseau» qui s'apparente à l'ESX pour les serveurs.

Est-ce que cette approche ne va pas changer la dynamique de l'industrie du réseau , comme cela a été le cas pour l'industrie du serveur? Eh bien, oui , tout porte à croire que c'est exactement ce qu’il va se passer. Gelsinger a partagé un slide rempli de logos avec plus de 30 partenaires qui soutiennent tous ce nouvel écosystème. Un très évident et grand absent de la liste (et en fait, dans les deux entretiens que j'ai entendu ) était Cisco. Le géant du réseau a potentiellement beaucoup à perdre si NSX devient la plate-forme de facto de gestion du réseau virtualisé. Évidemment Cisco n'est pas resté les bras croisés ... En fait, leur réponse à la virtualisation du réseau débute
le 6 novembre (NDTR : le lien original indique 3 semaines entre VMworld et ce lancement) pour le lancement de Insieme. Ma compréhension indique qu'il sera architecturalement très différente de NSX. Je n'ai aucun doute qu'il sera positionné d'un point de vue marketing par Cisco de sorte qu'il ne soit pas considéré comme directement concurrent avec NSX (probablement en mettant faisant un focus sur les applications (adressage des couches supérieures )), mais son objectif publique est la réduction du nombre de routeurs et de commutateurs, et de proposer plus d'intelligence dans le logiciel par l'abstraction.

Pour moi, c’est le même message !

Cisco et VMware restent des partenaires engagés l’un envers l’autre - le premier est un OEM très réussi de ce dernier et bien sûr, ils sont partenaires dans le consortium VCE . Cependant, il est clair qu'ils vont commencer à se marcher sur les pieds les uns les autres.

Le dernier élément dans la mission de « virtualiser toute l’IT » est le stockage. Le stockage est complexe. A première vue, le stockage de données sur un média , que ce soit un disque, une bande ou le récent SSD, semble simple . Cependant, n'importe qui dans l'industrie informatique, ayant eu l’occasion de traiter des problématiques de stockage, sait que cela peut être compliqué. NetApp en connaît un rayon, et est devenue une entreprise de 6 milliards de dollars en travaillant sur sa simplification. La virtualisation du stockage - ou « la tentative pour virtualiser le stockage » est en marche depuis de nombreuses années . EMC a proposé un produit appelé Invista il y a plusieurs années et a essayé de construire la virtualisation comme une couche logicielle distincte. L’ impact sur le marché a été limité et a été discrètement mis de côté. D’autres produits pour la virtualisation du stockage ont également émergé de Hopkinton, mais ils ont encore suivi un modèle d’architecture logiciel . NetApp a un gros avantage sur ses concurrents – il a un unique OS hautement évolutif, Data ONTAP, qui a été progressivement amélioré au cours des 20 dernières années pour fournir toutes les fonctionnalités que vous pouvez attendre d' un OS de stockage - des snapshots à la déduplcation en passant par la compression, le thin provisioning et le clonage à « yadayada », comme mes cousins ​​transatlantiques disent. Data ONTAP est l'OS de stockage le plus largement déployé dans le monde - et pour de très bonnes raisons. C'est la Rolls Royce à un prix Mercedes . Grâce à cette architecture unique à laquelle ont été ajoutées les capacités de virtualisation, ce n’est plus une vision mais la réalité - qui est arrivé il y a six ou sept ans plus . L'idée de mettre en commun tout le stockage physique sous forme de volumes logiques en en intégrant leur abstraction est une caractéristique qui existait déjà à l'époque. Dès lors, NetApp a ajouté les systèmes à grand volume, des fonctions transverses dans le cluster et la solution de virtualisation leader sur le marché, les SVM (machines virtuelles de stockage) .

Donc la question est - qu'est-ce que VMware va faire pour " virtualiser " le stockage? Eh bien, ils positionnent VSAN (Virtual SAN ) comme leur couche de stockage. Cependant, je suis sûr qu'ils seraient les premiers à admettre que VSAN est pour des cas d'utilisation très spécifiques. Tout d'abord, il est orienté DAS, il est donc réservé  au stockage qui se trouve dans les serveurs . Compte tenu de la multiplication des serveurs lames, qui n'ont généralement pas de stockage externe, cela représente  un marché assez limité . Deuxièmement, VSAN ne s’adresse qu’aux environnements VMware. Troisièmement, il est limité en termes d'évolutivité par rapport aux fournisseurs de stockage indépendants et quatrièmement, il est encore en version bêta . VMware positionne clairement VSAN pour des cas d'utilisation très précis - des succursales, du stockage de tier 3 et potentiellement du VDI. En outre, VMWare réaffirme sa volonté de continuer à travailler avec l'écosystème du stockage maintenant que SDDC devient réalité. Contrairement à la virtualisation des serveurs (quasiment inventée par VMware) ou à la  virtualisation du réseau (ce qu'ils apportent sur ​​le marché après acquisitions) , la virtualisation du stockage existe déjà depuis un certain temps - et les fournisseurs de stockage sont tous « dessus » - si je puis dire. VMware est toujours une société axée sur l'écosystème , contrairement à ce que dit un Apple, et le restera .

Mais là où le bât blesse - et cela me ramène aux 4 entretiens que j'ai eus avec des journalistes de différents pays d'EMEA ici à Barcelone - tous les 4 m’ont demandé si NetApp estimait que VMware « marchait sur son territoire» avec VSAN . Pour ceux qui comprennent la stratégie de VMware , les différentes offres et son l'écosystème , la réponse est un «non» retentissant . Cependant, comme je l'ai déjà dit , « le diable est dans le détail» et il nous incombe maintenant à tous de proposer un positionnement clair à nos 40.000 + clients mutuels.

Donc, pour boucler la boucle - oui , VMware est toujours sur la route d’une domination mondiale, mais NetApp est juste à ses côtés !


 

Pour les FAS Bl@ggers, JFM
Traduction du blog de David Gingell, VP Marketing EMEA

http://tangentialthoughts.com/it-trends/update-from-barca-4-interviews-and-2-keynotes/

 

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